image dechets plage

Témoignage d’une habitante du bord de Seine. Nous répondons à vos questions !

Aujourd’hui encore nombreux sont les témoignages que nous recevons… Afin qu’ils profitent à tous nous souhaitons partager nos réponses à vos questions. Ici un problème récurrent des fleuves à l’océan.

« Habitante au bord de la Seine (78) et depuis un an, je ramasse régulièrement les déchets le long des berges. Déchets collectés :

– Sur les berges (herbe, buissons, arbres) : déchets en grande partie liés à la consommation sur place d’alcool, de cigarettes+ emballages alimentaires.

– Dans l’eau : déchets de types et d’origines très divers. »

Notre témoin s’interroge particulièrement sur des déchets retrouvés dans l’eau et de type « WC-Salle de Bain ». Celle-ci souhaite comprendre l’origine.  « Il s’agit de bâtonnets de coton-tige, applicateurs de tampons, préservatifs, protège slips, petits tubes de crème, mais aussi diffuseurs de produit nettoyant pour WC, bouteilles entières de Canard WC, et même un flotteur de chasse d’eau. Limay dispose d’un réseau unitaire d’assainissement, ce qui peut expliquer le rejet de petits déchets dans le fleuve en cas de saturation de la station d’épuration, mais qu’en est-il des déchets de grandes tailles ? 

En amont des endroits où je rencontre ponctuellement ces déchets, se trouve la station d’épuration témoigne-t-elle, mais aussi un quai où stationnent des bateaux et péniches privées. Peuvent-ils être l’origine de ces déchets ? Qu’en pensez-vous ? Merci par avance pour toute piste de réflexion à ce sujet, j’aimerais avoir un maximum d’éléments pour alerter ma mairie. » Initiative que nous apprécions !

cotons tiges

Nous lui avons donc répondu qu’effectivement, ce type de pollution est malheureusement assez fréquente.
Encore beaucoup de gens continuent de jeter leurs déchets de salle de bain directement dans les WC. Les stations d’épuration parviennent à en filtrer une partie mais leurs formes leur permettent de traverser les différentes étapes avant d’être rejetés dans le milieu naturel. Constitués de plastique ils ne se dégradent pas et persistent plusieurs centaines d’années dans le milieu.

Les cotons tiges figurent ainsi parmi les déchets les plus retrouvés sur les littoraux.

Par ailleurs il est souvent observé en période de fortes pluies que les réseaux d’assainissement unitaires ne parviennent pas à contenir l’ensemble des eaux usées et des eaux de pluie entrainant de ce fait des déversements d’eaux usées non traitées directement dans le milieu naturel. C’est ainsi que lingettes, serviettes hygiéniques, cotons tiges etc se retrouvent en quantité dans l’environnement.

Les lingettes que les gens pensent souvent biodégradables sont aujourd’hui un vrai problème pour l’environnement et pour les réseaux d’assainissement.

Il ne faut donc rien rejeter dans les toilettes car une grande partie finit directement dans les rivières.

La présence d’un quai  à proximité peut effectivement constituer une autre source de pollution possible et il pourrait être intéressant de sensibiliser les plaisanciers sur les bons gestes à adopter.

L’un des  combats de Surfrider a permis d’arriver à l’interdiction des coton-tige en plastique d’ici 2018.

Cela devrait réduire l’arrivée de ce type de plastique en rivière.

Il faut faire attention à toutes les campagnes commerciales qui invitent à jeter rouleau de papier toilettes, lingettes et autres dans les WC… ils se dégradent mal et laissent penser que les toilettes et l’eau potable qu’on y utilise sont fait pour recevoir des déchets…

Même en France l’eau reste une ressource fragile que nous devons préserver ! Chacun doit réaliser l’importance de ses gestes au quotidien.

  Suivez l’actualité des Gardiens de la Côte sur Facebook et Twitter

Laisser un commentaire