Début du combat : 29/07/2011

Combat porté par : Jean

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En juillet 2011, dans le cadre du développement européen de la production d'énergie électrique renouvelable et au travers du Grenelle de l'environnement, l’État français lance un premier appel d'offres pour l'installation de 3000 MW d'éolien offshore au large des côtes françaises.

Ce projet, attribué au consortium "Ailes marines" en avril 2012 par le gouvernement français, pour un investissement estimé à 2 milliards d'euros.

Il nous parait alors fondamental que l’implantation de l’éolien offshore en Europe, et en France plus particulièrement, doit faire état d’une concertation en amont pour définir au mieux les zones à potentiel de développement. Or, dans le cas de ce projet, cette planification de l’espace maritime n’est pas prise en compte. Différents usages et utilités des sites se croisent et se juxtaposent, créant ainsi des conflits. En effet, le périmètre du projet est adjacent à une zone Natura 2000 et se situe sur une zone de pêche, de plaisance et de trafic maritime.

C’est pourquoi, dans un premier temps, les nombreux pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc ont présentés des inquiétudes ou se sont opposés à ce projet. Les usagers récréatifs, quant à eux, ne se sentent pas pris en compte dans le processus de concertation du projet. Bien que certaines études restent inachevées à l’heure du débat public, du fait du calendrier, il est difficile pour cette communauté de se forger un avis sur les impacts du projet sur le tourisme, l’économie locale et surtout sur les différents usages récréatifs de la mer et du littoral.

A l'heure actuelle, Ailes Marines SAS a lancé une campagne de suivis environnementaux en baie de Saint-Brieuc pour une durée de 30 mois. Ces suivis concerneraient à la fois les ressources halieutiques disponibles pour la pêche dans la zone du parc ainsi que  les mammifères marins, les oiseaux migrateurs, etc. Ces études seront rendues en 2014 afin d’obtenir ou non les autorisations préfectorales. Cependant, aucunes mesures ne semblent être prises sur les usages, l’économie locale ou encore le tourisme. De plus, il aurait été intéressant que les conclusions de ces études soient disponibles à l’heure du débat public, pour une concertation en toute transparence.

Nous regrettons que le processus de concertation avec les parties prenantes et la consultation du grand public ait lieu sans que l’ensemble des études d’impact demandées soit disponibles. La majeure partie de ces études ne sont pas finalisées et leurs conclusions ne sont donc pas exploitables en l’état, dans le cadre du débat public. Ainsi nous notons l’absence totale de d’études concernant l’impact du parc sur les houles et sur la modification des usages qui en découle.

Surfrider Foundation Europe se positionne au travers de ses antennes Ille-et-Vilaine et Côtes d’Armor et du Gardien de la Côte contre le projet en l’état actuel. Nous sommes en faveur :

  • d’une étude d'impact détaillée sur l’incidence du parc sur la houle et sur les usages du littoral (surf, planche à voile, voile légère).
  • d'une concertation transparente où chaque acteur aurait tous les éléments d’informations nécessaires pour se forger un avis sur le projet.

Courantologue de profession, le Gardien a étudié les impacts potentiels du projet sur la houle et regrette qu’une étude similaire n’ait pas été faite dans le cadre du débat public. Il souhaite que les pratiquants d’activités nautiques, jusqu’alors oubliés, soient aussi considérés dans le cadre du débat public (de mars à juillet 2013). Aidé par SFE antenne Côtes d’Armor, le Gardien s’est rapproché de l’association Gardez les Caps et des clubs de surf environnants (avec lesquels ils organisent des actions de sensibilisation) dont le Malicorne Surf Association. Fort de ce réseau, les bénévoles de l’antenne locale participent aux différentes réunions de concertation entre le promoteur et les associations ou les élus. Le 16 septembre 2012, l’étude géotechnique démarre. Elle consiste en une série de carottages d’une profondeur de 30 mètres. Les informations recueillies à l’issue de cette campagne et des analyses qui suivront permettront de mieux caractériser le sous-sol du site. Plus récemment et dans le cadre du débat public, un cahier d’acteur a été déposé par le Gardien et les antennes locales Côte d’Armor et Ille-et-Vilaine de Surfrider Foundation Europe dans le but de démontrer qu'une réelle étude d'impact préalable est indispensable à la mise en place d'un tel parc éolien. Nous sommes en faveur d’une étude d’impact détaillée sur l’incidence du parc sur la houle et sur les usages nautiques du littoral et d’une concertation transparente où chaque acteur aurait tous les éléments d’information nécessaires pour se forger un avis sur le projet.

Les conclusions du débat public seront transmises à la population locale et sur le site de la commission particulière du débat public à l’issue de ce dernier en Juillet 2013.

Fin 2015, la dossier est toujours en cours faute, notamment, à ce récurent défaut de prise en compte de l'impact du parc éolien sur la houle.

Le Gardien

Jean est géophysicien du domaine marin, membre de l'antenne SFE Ille-et-Vilaine.

9. 1. Jean - Parc éolien offshore - @ Jean Roger

Juillet 2011 : Lancement de l'appel d'offre. Le gouvernement a établi un cahier des charges que les industriels doivent respecter. Les dossiers doivent contenir un minimum d'études mais rien sur les activités de loisirs et quasiment rien sur les impacts paysagers.

Août 2011 : Surfrider Foundation Europe et le Gardien de la Côte se sont mis en contact avec un collectif d'usagers PULSE en Baie de Saint Brieuc.
Un dossier est en train d'être monté afin de montrer qu'aucune étude d'impact n'a été réalisée au préalable de la mise en place d'un tel parc éolien aussi bien d'un point de vue économique (la pêche), que touristique (le site, la vue) et sportif.

Janvier 2012 : Remise des offres

Avril 2012 : Sélection des Lauréats par les ministres de l'industrie et de l'environnement pour chaque zone. Pour la Baie de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), le lauréat : Ailes Marines SAS (actionnaires principaux: l’espagnol Iberdrola et EOLE-RES, avec des éoliennes fournies par Areva et des partenariats avec Technip et STX).

Iberdrola, le premier producteur mondial d'énergies renouvelables implantera 100 éoliennes de 5MW au large de Saint-Brieuc. Son projet prévoit notamment la création d'au moins 140 emplois directs dans la baie. Iberdrola doit développer un projet de 2 milliards d'euros d'investissement, sur un parc de 80Km2, pour une production de 500 MW (l'équivalent d'un demi-réacteur nucléaire), qui pourrait démarrer en 2015 avec une mise en service à l'horizon 2018-2019. Le champs d'éoliennes commencera à produire en 2018 et fonctionnera à 100% en 2020, l'éolienne la plus proche des côtes devant être implantée à 17 km d'Erquy. Le consortium affirme avoir travaillé en "étroite collaboration" avec les comités de pêche pour optimiser la surface occupée par le futur champ d'éoliennes.

12 juillet 2012 : Mise en place et première réunion  de la commision de suivi et de concertation à laquelle participe l'association Gardez les Caps. Y sont présents l'essentiel des administrations concernées dont le Préfet des Côtes d'Armor, le Préfet maritime, les politiques (Conseil Général, maires de quelques communes), quelques associations et une organisation professionnelle : le comité des pêches.

Été 2012 : L'association Gardez les caps a distribué 800 documents dans les boîtes aux lettres des habitations situées sur la Côte.

Août 2012 : L'association gardez les Caps a déposé un recours contentieux contre l'appel d'offre.

26 août 2012 : L'étude géophysique a démarré pour une durée de 45 jours. Cette étude réalisée à l’aide de sondages par sonar à partir du navire Ixplorer affrété par GeoSea, déterminera précisément la topographie et la composition des fonds marins du site.

05 septembre 2012 : La Commission nationale du débat public (CNDP) a décidé que le projet de parc éolien en mer de Saint-Brieuc devait faire l'objet d'un débat public. La CNDP considère que le projet revêt un caractère d'intérêt national en raison de la disposition de la loi Grenelle 1 qui fixe à au moins 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique nationale d'ici à 2020 et du fait de l'objectif de l'arrêté du 15 décembre 2009 fixant à 6.000 MW les installations éoliennes en mer et d'énergies marines à l'horizon 2020. La Commission considère également, à l'appui de sa décision, que les impacts du projet sur l'environnement, l'avifaune, les mammifères marins, la visibilité et le paysage sont significatifs, tout comme les impacts des aménagements connexes (raccordement au réseau électrique national et installations portuaires) sur l'environnement. Enfin, elle juge les enjeux socio-économiques du projet importants "en raison de l'activité générée pendant la construction du parc et la création d'une filière industrielle et de ses impacts sur la navigation maritime, la pêche et le tourisme".

14 septembre 2012 : Par courrier, la Commission d’accès aux documents administratifs a demandé au ministère de l'écologie de communiquer à l'avocat de l'association Gardez les Caps l'ensemble des pièces des dossiers éoliennes en mer.

16 septembre 2012 : L’étude géotechnique a démarré pour une durée de 35 jours. Réalisée à partir du navire plateforme Goliath, affrété par la société GeoSea,  elle repose sur une série de carottages d’une profondeur de 30 mètres. Les informations recueillies à l’issue de cette campagne et des analyses qui suivront permettront de mieux caractériser le sous-sol du site.

Octobre 2012 : Le consortium mené par l'énergéticien Iberdrola et le développeur Eole-Res, baptisé Ailes Marines, a mandaté la société GeoSea, filiale du groupe DEME, pour la réalisation de ses deux campagnes d’étude géotechnique et géophysique sur le site du projet éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc.

25 octobre 2012 : Réunion de la commission de suivi et de concertation à St Brieuc.

26 octobre 2012 : Rencontre avec la Commission Particulière du Débat Public.

02 novembre 2012 : Lettre d'information de l'association Gardez les Caps :

  • impact visuel des éoliennes confirmé ;
  • retour positif de la distribution de 800 documents: suite à cela 800 personnes ont consulté le blog de l'association et 50 nouveaux membres ont rejoint Gardez les Caps ;
  • participation à la commission de suivi et de concertation ;
  • participation à la commission particulière du débat public ;
  • recours contentieux contre l'appel d'offre.

04 novembre 2012 : 150 personnes inquiétes se sont réunies pour parler des différents impacts du projet de st Brieuc (environnement, emploi, électricité, construction, tourisme, plaisance, pêche).

Novembre - décembre 2012 :

Organisation du travail entre Gardien de la Côte et l'antenne Surfrider Côtes d'Armor.

Actions de sensibilisation avec les clubs locaux.

Mi-février 2013 : l'EPAW lance l'initiative citoyenne européenne avec pour but de réunir plus d'un million de signatures pour une remise en cause de la politique de l'éolien industriel à présenter à l'UE.

20 mars 2013 - 20 juillet 2013 : Débat public

28 mars 2013 : 1ère réunion publique

18 mai 2013 : Surfrider Foundation Europe participe au débat public en déposant son cahier d'acteur, rédigé aux côtés du Gardien de la Côte et des antennes Surfrider Côtes d'Armor et Ile-de-Vilaine.

Cahier d'acteur Surfrider Foundation Europe

27 juin 2013 : Réunion du débat public portant sur l'impact du projet sur les usagers de la mer. Sébastien, responsable de l'antenne SFE Côte d'Armor, était présent ainsi que le président
du club Malicorne de Fréhel. D'autres surfeurs étaient aussi dans l'audience et ont fini par être remarqués et même écoutés! La question de la houle a en effet été abordée et on connait désormais le bureau d'étude qui va réaliser l'étude d'impact sur la houle, à savoir ACTIMAR à Brest. Après une table ronde sur le sujet où les surfeurs ont pu poser toutes leurs questions, le débat s'est clos sur ce thème et il semblerait qu'Ailes Marines soit maintenant plus disposée à entendre les surfeurs...

Avril 2014 : Rapport de l'étude d'impact.

2015 : Le gardien ainsi que l’antenne ont demandé une expertise concernant l’impact de la structure offshore sur la houle. Surfrider, par l'intermédiaire de son bureau Breton, prend des informations et continue son travail afin de faire prendre en compte les impacts des ouvrages sur la houle ainsi que sur sur le plan du développement durable sur le territoire. Plusieurs rendez-vous sont ainsi organisés et les travaux menés suscitent notamment l'intérêt de la région Languedoc-Roussillon pour étendre le travail mené par Surfrider au sujet de ce par éolien offshore sur leur territoire.

Chronologie des faits

8 réflexions au sujet de « Côtes d’Armor – Parc éolien offshore »

  1. Ping : DO WAVES HAVE A "VALUE"? | Surfrider Foundation Europe

  2. Ping : Les vagues ont-elles de la "valeur"? | Surfrider Foundation Europe

  3. Nadine

    Voir des associations « pour la protection de l’environnement » se battre contre des projets d’énergie renouvelable me dégoûte ! Sérieusement, que proposez-vous ? Du charbon ? Du gaz de schiste ? Du nucléaire ? Croyez-vous vraiment que ce soit mieux pour les océans ? Il y a déjà des centaines d’éoliennes offshore le long des côtes britanniques, danoises, suédoises, allemandes… À ma connaissance, cela n’a pas détruit les paysages, n’a pas arrêté la pêche (au contraire), cela n’a pas arrêté les vagues, cela n’a pas arrêté la plaisance… Si on veut lutter contre le réchauffement climatique, si on veut protéger l’environnement, il faut soutenir les projets d’énergies renouvelables, de tous types car elles sont complémentaires et toutes indispensables. À lutter contre ce parc éolien, vous vous décrédibilisez totalement. Après, les gens font des amalgames et prétendent que les écologistes sont contre les énergies renouvelables. Un comble ! J’étais moi-même adhérente de Surfrider jusqu’à l’année dernière, mais là ce n’est plus possible. Trop d’incohérences.

    1. Fred

      Bonjour Nadine et les autres,

      En tant qu’usager, pardon d’amoureux (Oui, il est question de passion et de sentiment dans le cas présent) du spot du Cap Fréhel, permet moi de t’apporter mon témoignage personnel mais qui je le crois est suivi par nombre d’amoureux de ce coin de côte sauvage bretonne.

      1. Qu’on s’oppose à un projet éolien ne signifie aucunement qu’on s’oppose à l’énergie éolienne, aux énergies renouvelables et ENCORE moins que l’on souhaite voir se développer les centrales à charbon ou encore nucléaire. Pourquoi toujours vouloir simplifier les choses en un monde binaire et manichéen… Ne sommes nous pas suffisamment intelligents pour réfléchir à des solutions alternatives ?

      2. A ta connaissance cela ne détruit pas le paysage ? Qu’en sais tu de ce paysage et de la façon dont il est perçu par ses amoureu(ses)x ? Nous sommes certainement dans un domaine totalement subjectif, mais en quoi notre amour d’un paysage vierge et sauvage serait-il erroné ? N’as tu jamais contemplé l’horizon vierge de l’océan ? « Homme libre toujours tu chériras la mer » comme disait l’autre. Moi l’horizon j’aime le voir libre et pas derrières les barreaux de 62 éoliennes de 200 m de haut !! Le Cap Fréhel voisin culmine à peine à 80 m… C’est pour moi un impact fort, quand on surf au Cap Frehel, le seul élément artificiel visible depuis l’eau c’est le phare sur le cap.

      3. L’impact sur les vagues, aujourd’hui personnes n’est réellement capable de nous dire ce qu’il en sera réellement… Ce spot est souvent le seul à marcher correctement dans un rayon de 150 km… On fera quoi nous demain si la vague disparait ? De la route ? On arrête de surfer ? Personnellement c’est un sacrifice que je ne serais pas capable de faire, je réfléchirais alors à déménager pour une autre région.

      4. Le parc éolien est en plein sur le passage des pétrels, fulmar, fous de bassan et autres oiseaux de mer qui partent pour leur partie de pèche en haute mer… Quel sera l’impact sur ces oiseaux ?

      5. L’impact des travaux, terrassement sous marins, turbidité, bruits faisant fuire les mammifère marins (zone fréquentée par les dauphins…)

      Alors, non ce n’est pas incohérent d’être un défenseur de l’environnement et de s’inquiéter face à ce projet pharaonique porté par des multinationales (Areva entre autre) qui n’ont rien mais alors rien de fondation de bienfaisance ou de défense de l’environnement.

      Les choses sont plus complexes que tu ne sembles le croire.

  4. Gilles

    Bonjour,

    Je suis pour la protection du littoral, et approuve vos actions la plupart du temps.

    Cette fois je ne vous suis pas du tout. Les éoliennes produisent une énergie que moi, vous et tout le monde consomme. Je préfère qu’elle soit produite par le vent. Mettre l’approvisionnement de centaines de milliers de personnes en balance avec la houle (dont on ne sait même pas si elle sera effectivement impactée) de quelques surfeurs, et pourtant j’adore le surf, je trouve que c’est du nombrilisme de chapelle.
    Je supporte les éoliennes, et pense que vous vous trompez ici de combat.

    Bien cordialement.

  5. Kevin Nahelou

    Bonjour,

    Les éléments portés à notre connaissance par le porteur du projet, Ailes Marines, n’ont pas permis de soulever certaines inquiétudes émanant des usagers.

    En effet, l’impact du parc sur la houle ainsi que ses effets sur la sédimentologie à l’intérieur de la baie de Saint-Brieux restent méconnus. En l’absence de ces informations, Surfrider s’oppose au projet de parc en l’état.

    Lors du débat public, Surfrider a obtenu d’Ailes Marines une étude sur la houle qui sera réalisée en 2014 par le bureau d’étude Actimar.

    Surfrider ne s’oppose en aucun cas aux énergies renouvelables mais estime que les impacts de ce projet ont été sous-estimés. Dans une logique de concertation, Surfrider exerce son droit de lobby afin que les inquiétudes des usagers du littoral soient levées.

    Nous restons bien sûr à l’écoute de vos remarques et de vos questionnements. Nous vous invitons à suivre ce combat pour de plus amples informations.

  6. Maël

    Bonjour ,

    Afin de mieux comprendre l’action menée par la Malicorne Surf Association je vous invite à consulter ce document: http://www.debatpublic-eoliennesenmer22.org/docs/cahiers-acteur/ca-malicorne-surf-association.pdf

    L’Eolien et ses lobbies financiers savent vendre du rêve, et n’ont pas la si grande vertu que les médias de masse nous font ingurgiter, informez vous en profondeur, notamment auprès de l’association de scientifiques « Sauvons le Climat », l’Eolien ne lutte pas contre le réchauffement climatique…Je vous invite a consulter tous les documents réalisés par l’association Gardez les Caps, peut être ensuite aurez vous un avis plus tempéré sur le sujet…

  7. legrand

    Les éoliennes de Saint-Brieuc sont une honte. Après avoir promis qu’elles seraient ancrées sur câbles, de nouvelles analyses géologiques ont montré qu’il faudrait couler des blocs de béton. Les pêcheurs se sont fait rouler car l’impact sur les courants dans la baie impactera forcément leur métier: coquilles Saint Jacques pêche etc.

    Le principe même des éoliennes off-shore en dehors de toutes considérations esthétique n’est pas validé pour son rôle bénéfique pour l’environnement: l’empreinte carbone de production des éoliennes marines est tel que le bilan environnemental est fortement discutable.

    Ceci d’autant plus que les éoliennes ne sont qu’une partie du problème: il faut ensuite acheminer le courant. Il est prévu d’amener un câble de 250 000 volts à 1 M sous la plage de Caroual (particulièrement fréquentée – commune d’Erquy). Y laisserez-vous jouer vos enfants ?

    La vérité sous ce projet c’est que notre pays ne sait plus comment faire de la croissance: on monte donc des projets pharaoniques pour faire tourner la machine business….

    Ne tombez pas dans le panneau svp !

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