Début du combat : 26/07/2010

Date de clôture du dossier : 24/02/2012

Combat porté par : Martijn

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En Mars 2011, la construction du projet pilote Sand Engine a été lancée sur la côte hollandaise à côté de Ter Heijde (un petit village situé dans la région néerlandaise de Westland).

Ce projet consiste à déposer une énorme quantité de sable le long des côtes néerlandaises pour former une péninsule artificielle en forme de crochet (environ 20 millions de m3 au total). Une fois que la construction sera terminée, ce « Sand Engine » va lentement s’éroder et se déplacer le long des côtes, entre Hoek van Holland et Scheveningen (à environ 15 km), grâce à l'action naturelle des courants, les vagues et les marées, afin de protéger le littoral.

Dans le cadre de son Programme "Gardiens de la Côte", SFE prend position et soutient la communauté locale de surf afin de prévenir d'éventuels effets négatifs sur les vagues. En effet, les surfeurs s'inquiètent de la disparition de leurs spots de surf couvrant le sud du pays (de Hoek van Holland à Scheveningen) et souhaitent protéger et développer l'activité sur le « Sand Engine ».

Il est indispensable de prévoir toutes les hypothèses car une fois mis en place, les spécialistes estiment que le « Sand Engine » alimentera les plages aux alentours durant 15 années.

Les conditions météorologiques favorables ont permis d'accumuler en quelques mois seulement les 20 millions de m3 de sable prévus pour la construction du Sand Engine.

La province Zuid Holland, les secours et Rijkswaterstaat (Agence Nationale des transports, de l'exécution pratique des travaux publics et de la gestion des eaux en Hollande) ne voulant prendre aucun risque, ont, au départ, décidé que la zone de Sand Engine serait interdite à la baignade et aux bateaux quelques temps après la construction. Une évaluation de la sécurité serait ensuite réalisée pour déterminer un accès futur possible sur cette zone.

Surf Interest (groupe composé de Surfrider Foundation Holland et de Holland Surfing Association) effectue un lobbying intense depuis le début du projet pour optimiser le banc de sable.

A l’occasion des phases de concertation sur le projet, l’antenne locale Surfrider Foundation Holland a pu participer aux phases de débats avec Rijkswaterstaat et la province et est parvenu à s'imposer comme un interlocuteur majeur auprès du gouvernement et des politiques permettant ainsi d'inclure l'aspect surf dans le projet. L’antenne a donc pu discuter des aménagements envisageables à mettre en place lors de la construction du « Sand Engine » pour servir de la meilleure façon possible les intérêts des surfeurs et des écoles de surf de la région. Selon Martijn van Schaik, responsable du suivi du projet au sein de l’antenne hollandaise, il est nécessaire de prendre en compte la qualité de la vague et la sécurité des surfeurs mais aussi de faire un suivi et une gestion permanente du « Sand Engine ».

Fin 2011, la construction du « Sand Engine » est terminée et offre de superbes spots de surf. Surf Interest, qui se bat depuis maintenant plus d'un an, a permis une prise en compte de mesures nécessaires lors de cette construction pour que celle-ci permette le développement de vagues supplémentaires et non la disparition des vagues existantes.

A ce jour, la zone est accessible aux usagers du littoral et l'activité de surf est officiellement reconnue et enregistrée sur le Sand Engine.

Martijn, le gardien, continue son combat pour garantir un accès durable sur cette zone aux surfeurs.

Le Gardien

Martijn est chargé du programme « Save our Spot » au sein de SF Holland

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Printemps 2011 : A l'occasion des phases de concertation sur le projet, l’antenne locale SFHolland a pu participer aux phases de débats avec l’Agence Nationale des Transports, des travaux Publics et de Gestion de l’Eau ainsi que la province de Zuid Holland. SFHolland est parvenu à s'imposer comme un interlocuteur majeur auprès du gouvernement et des politiques locaux, permettant ainsi d'inclure l'aspect surf dans le projet.
La manière dont va être monté le « Sand Engine » va déterminer les futures conditions de surf.
Toutes les hypothèses doivent être prévues car une fois mis en place, les spécialistes estiment que le « Sand Engine » alimentera les plages aux alentours durant 10 années.
Surf Interest (groupe composé de Surfrider Foundation Holland et de Holland Surfing Association) effectue un lobbying intense depuis le début du projet pour optimiser le banc de sable, mais avec la progression rapide et inattendue de la construction, le groupe manque de temps.
La province et les secours ne veulent prendre aucun risque et ont donc décidé que la zone du Sand Engine serait interdite à la baignade et aux bateaux quelques temps après la construction. Une évaluation de la sécurité sera ensuite réalisée et si elle s’avère concluante l’accès au Sand Engine sera libéré. Le projet de définir officiellement le Sand Engine comme une zone de surf est actuellement en consultation avec la province et les municipalités.

Octobre 2011 : La construction du « Sand Engine » est terminée et offre de superbes spots de surf. Surf Interest, qui se bat depuis maintenant plus d'un an, a permis une prise en compte de mesures nécessaires lors de cette construction pour que celle-ci permette le développement de vagues supplémentaires et non la disparition des vagues existantes.
A ce jour, la zone est accessible aux usagers du littoral et l'activité de surf est officiellement reconnue et enregistrée sur le Sand Engine.

Chronologie des faits

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