ALTEO GARDANNE : rupture de canalisation symptomatique

Dans la nuit du 8 au 9 mars, le risque s’est transformé en réalité. Une canalisation sous pression s’est rompue, libérant soude et bauxite et polluant allègrement 35ha autour de l’usine. Bien entendu, ces rejets vont s’infiltrer et, mécaniquement, pollué jusqu’aux rivières, fleuves, littoral et mer Méditerranée.

Cette canalisation de l’usine ALTEO est emblématique de la situation et remet en perspective l’autorisation préfectorale de rejet en mer des boues rouges.

Notons tout l’ironie de la situation puisque qu’après avoir très simplement, en décembre 2015, autoriser les rejets de boues rouges en Méditerranée, le préfet, cette fois-ci, trop tard, se fend d’un arrêté d’urgence demandant à ce que toutes les canalisations de l’usine fassent l’objet d’une vérification. »

De son côté, ALTEO minime la catastrophe, la qualifiant de « sans gravité » tout en notant que « des embruns pouvant contenir de la soude sont sortis du périmètre du site, provoquant localement un dépôt de couleur blanche ». Bagatelle !

On se moque du monde !

Certes, il ne faut pas tout mélanger et cette canalisation n’est pas celle en charge du déversement de boues dans la mer. Cependant, cette catastrophe illustre parfaitement l’un des risques encouru par l’environnement. Outre le fait des rejets en eux-mêmes qui sont un drame pour l’écosystème méditerranéen, une rupture de ce type ajoute au risque de contamination des sols avant même les rejets en mer.

Rejets en mer, rupture de canalisation, pollution des sols, mises en dangers des populations, mises en danger des salariés…

Que faut ’il encore pour cesser ces pollutions et ces décisions iniques d’autorisation de pollution.

Où est le développement durable ?

Rejoignez les Gardiens de la Côte

 

Refusons ces rejets. Mobilisons-nous contre les rejets de boues rouges en Méditerranée.

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