Début du combat : 01/01/1996

Combat porté par : René

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Depuis plus de 35 ans, le déversoir du Wharf de la Salie rejette des eaux susceptibles d'être polluées directement en mer où la baignade et la pêche sont interdites et où des surfeurs de tous les âges domptent les vagues. Entre eaux usées concentrées sur un seul point de rejet et rejets industriels mal traités, les usagers locaux du littoral constatent régulièrement les effets de cette pollution sur les plages: eaux noirâtres, mousses marron; odeurs nauséabondes.

À plusieurs reprises, Surfrider a attribué des Pavillons Noirs à la Plage de La Salie Sud pour protester contre les rejets du Wharf de la Salie. Situé à mi-chemin entre le Banc d’Arguin et Biscarrosse Plage, le wharf de La Salie déverse depuis 1974 en moyenne 70 000 m3 par jour d’effluents urbains et industriels. A l’origine les rejets du wharf étaient prévus à 4 500 m de la côte, ils ont lieu à seulement 400 m du rivage. Le panache émis par le wharf, à marée descendante, va jusqu’à Biscarrosse et se répand dans les passes du Bassin d’Arcachon, à hauteur du Banc d’Arguin, et au-delà à marée montante. L’association soutient le Comité de Vigilance de Biscarosse, dont le Gardien, qui préfère rester anonyme, est porte-parole, depuis sa création en 2001 aux côtés d’élus de Biscarosse et d’associations telles que l’ADREMA, le POULP et Bisca-Surf Biscarosse. Les actions menées par le Comité ont conduit à la création de 2 stations d'épuration en 2007. Mais tous les problèmes ne sont pas résolus pour autant. En effet, ces stations ne traitent pas les composés chimiques comme les détergents par exemple. Pour preuve les grande quantités de mousses marron observées très régulièrement sur les plages de Biscarrosse. De plus, en période estivale ces stations ne sont pas en capacité de traiter la totalité des effluents urbains. Surfrider soutient le comité dans sa mobilisation contre cette pollution en organisant de nombreuses manifestations et des journées conférence-débats annuelles pour informer et sensibiliser les usagers du littoral.

Surfrider a également participé à la rédaction d’un plaidoyer pour « un océan propre » et a rencontré les autorités compétentes pour exiger des normes plus strictes. Récemment, l’association a réaffirmé sa place en cosignant « l’appel de Biscarrosse » au sein d’un collectif et en le diffusant à tout son réseau de sympathisants par un nouvel appel à mobilisation. En effet, le 14 avril 2012, les membres du « Collectif aquitain contre les Rejets en Mer » ont appelé à la mobilisation des connaissances, à la diffusion des informations et à la promotion des actions en faveur d’une limitation de l’impact des activités d’origine anthropique sur le milieu marin. Le 12 février 2013, Henry Augier, expert international concernant la pollution et la protection de la nature, présente son avis concernant le projet d'infiltration des eaux usées du wharf et propose une solution radicale plus efficace que l'infiltration pour se débarrasser définitivement des rejets du wharf. Sa solution qui consiste à épurer les eaux du wharf à 100% et à les recycler, permettrait d'éviter les critiques recevables d'un transfert de la pollution de la mer vers le sol, au risque de contaminer les nappes phréatiques, les plans d'eau et autres réserves naturelles aquatiques du sol. Le Gardien partage cet avis et considère que l’alternative du projet d’infiltration ne semble pas une solution satisfaisante car cela pourrait menacer le lac et son écosystème. D’autres solutions plus efficaces et propres sont à l’étude. En avril 2013, le Gardien a notamment été interviewé dans « Objectif Aquitaine ». Au sein du collectif, il ne cesse d’informer et de sensibiliser les citoyens.

Le Gardien

René est le président du Comité de Vigilance de Biscarosse.René Capo

1966 : 10 communes sont raccordées à ce collecteur. Les communes du Bassin d'Arcachon rejettent leurs eaux usées urbaines sans réel traitement épuratoire (seulement un broyage) et les papeteries déversent leur effluent au bord, un émissaire provisoire de 400 mètres est donc construit.

1974 : construction d'un émissaire de 800 mètres: le Wharf. Les eaux urbaines bénéficient d'un traitement primaire (physico-chimique) minimum avant de rejoindre le collecteur. a cette date, aucune autorisation de rejet pour l'"égout Sud-Gironde" n'existe car c'est l'Etat qui avait imposé cet ouvrage

1994 : Réunion pour organiser des groupes de travail et mettre en place un planning d'actions.

1995 : Pavillon bleu pour La Teste

1996 : Pavillon bleu pour le Wharf de la Salie, Manifestation de SFE (15 personnes) notre montrer leur désaccord devant les élus rassemblés pour l'occasion

1997 : Réalisation d’une station physicochimique. SFE décerne au Wharf de la Salie un pavillon noir.

1998 : SFE décerne un pavillon noir

1999 : SFE décerne un pavillon noir. Mise en place d'un Contrat d'Agglomération qui permettra de fiabiliser et étendre le réseau d'assainissement.

2000 : SFE décerne un pavillon noir.

Septembre 2000 : Manifestation, 250 personnes répondent à l'appel de SFE, l'association ADREMCA et la ville de Biscarrosse pour protester contre les rejets du wharf et l'immersion des vases du port d'Arcachon dans l'océan. SFE a souhaité rencontrer les utilisateurs de cet égout. Le SIBA reste sourd à nos appels.

Octobre 2000 : Nos GDC constatent que le tuyau a été vidangé sur le sable, un grand trou a été creusé. Ce trou est rempli d'une eau noirâtre et malodorante, un canal de 200 m de long envoie tout cela dans les vagues. SFE, accompagné de journalistes, se rend sur les lieux pour réaliser un prélèvement dans le cloaque qui met en évidence des concentrations en bactéries jusqu'à 40 fois supérieures aux normes sanitaires des eaux de baignade. Parallèlement, nous recevons le rapport concernant l'étude menée par un laboratoire indépendant, à la demande de la ville de Biscarosse : Selon les conclusions la zone doit être interdite aux activités nautiques pour cause de pollution. De plus, il s'avère que les moules vivant sur le site sont impropres à la consommation.
Suite à la manifestation de septembre, SFE a rencontré La Cellulose du Pin-Smurfit qui nous a ouvert les portes de sa papèterie.
SFE s'associe au FEEE pour ôter le pavillon bleu européen à la commune de La Teste pour 2001.

Décembre 2000 : SFE, les associations ADREMCA et POULP et le maire de Biscarosse sont reçus par le Préfet de la région d'Aquitaine. L'arrêté d'autorisation de rejet du Wharf qui prenait fin en décembre 1999 vient d'être reconduit jusqu'en décembre 2001. Cependant, il s'engage à imposer des normes plus strictes sur le rejet dans le prochain arrêté. Il propose d'organiser une table ronde réunissant tous les acteurs concernés afin de s'entendre sur les actions à entreprendre pour diminuer la pollution générée par le Wharf. Il envisage également d'entamer un suivi scientifique régulier de la faune et la flore autour du site.

Janvier 2001 : Après de nombreux courriers et appels téléphoniques,  SFE rencontre M. Capdeville (Directeur du SIBA) afin de nous permettre de visiter les différents ouvrages épuratoires liés à cet émissaire mais aussi afin de discuter des améliorations indispensables à lui apporter. Le SIBA a lancé une étude dont l'objectif est de comprendre le comportement du rejet des STEP du Bassin après traitement et de celui des papèteries quand ils rejoignent le Wharf. De plus, le SIBA s'engage à installer sur le site, pour la saison estivale 2001, des panneaux d'information indiquant au public que le Wharf est un égout, et que la baignade est interdite pour risques de pollution.
Le nouveau maire de La Teste, à peine élu, profite d'une réunion de l'antenne locale de SFE pour reconnaître la pollution de l'émissaire et promettre certaines mesures demandées depuis si longtemps.

Mai 2001 : Le maire accompagné de deux conseillères municipales en charge de l'environnement et de la jeunesse a assisté à la réunion organisée à La Teste par SFE où il a affirmé ne pas demander le pavillon bleu cette année pour sa ville.

Juin 2001 :  Le Maire de La Teste a inauguré l'installation des panneaux stipulant que la baignade, le ramassage des coquillages et la pêche à pied étaient interdits.

Juillet 2001 : Petite opération de sensibilisation dans un centre commercial.

Novembre 2001 : Première rencontre historique avec le SIBA, les communes de Biscarosse, Parentis-en-Born, et les associations locales de défense du littoral.

2002 : SFE décerne un pavillon noir.
Smurfit Cellulose du Pin a mis en service sa nouvelle STEP.

2003 : SFE décerne un pavillon noir.
Le SIBA a entrepris des travaux afin de réhabiliter 800m de canalisation du collecteur pour un budget de 2,5 millions d'euros. La mise aux normes des différentes STEP sera effective dans 3 ou 4ans. Un traitement biologique sera ajouté au traitement physico-chimique existant ainsi qu'une désinfection des effluents aux ultra-violets.

29 octobre 2003 : Réunion du Comité de vigilance
Comité de vigilance présidé le maire et créé suite aux problèmes posés pour les rejets des boues polluées du port d'Arcachon et du Wharf de la Salie.

13 octobre 2003 - 13 novembre 2003 : Enquête publique concernant le projet du Wharf de la Salie et les stations d'épuration de Biganos, Cazaux et La Teste-de-Buch pour le compte du syndicat mixte du Bassin d'Arcachon. Les biscarrossais peuvent s'exprimer sur la méthode d'assainissement des communes du SIBA. L'autorisation préfectorale en cours arrive à échéance fin 2003, la demande de renouvellement jusqu'en 2015 de cette autorisation est soumise à enquête publique.

2004 : SFE décerne un pavillon noir.
Enquête publique  sur le renouvellement de l'autorisation de rejet dans l'égout de l'émissaire de la Salie.

2006 : SFE a participé à la rédaction d'un plaidoyer pour un océan propre, manifestations et rencontres des acteurs locaux. Mise en place d'un schéma directeur de traitement des vases portuaires, unique en Europe et faisant office de référence pour les autres ports confrontés aux mêmes problématiques.

2007 : Les trois stations d’épurations, réalisées par le SIBA en 1974, ont été remplacées par les deux nouvelles stations d’épuration de Biganos et de La Teste.

2008 : SFE soutient le Comité de Vigilance depuis sa création en 2001 aux côtés d’élus de Biscarosse, d’associations telles que l’ADREMA, Le POULP et Bisca-Surf Biscarosse.

Février 2012 : participation, réaffirmation de notre place au sein du collectif et cosignature de l'appel de Biscarrosse au sein du Collectif aquitain

Avril 2012 : Appel à mobilisation envoyé aux sympathisants (40 +33) pour la Conférence-débats: plaidoyer pour un océan propre. Grosse participation et gros succès.

29 novembre 2012 : Le comité de vigilance de Biscarrosse s'est réuni. ODJ: suites de l'accident smurfit et la création d'une commission de suivi du site à laquelle le comité de vigilance a demandé de participer, la nappe blanche du 11 octobre 2012 au Wharf...Le comité s'est aussi penché sur le projet d'infiltration des rejets du wharf de la salie dans les nappes phréatiques situées à proximité du lac de Biscarrosse-Sanguinet-Cazaux. En effet, les effluents traités du bassin d'Arcachon seraient infiltrés dans le massif dunaire. Une telle alternative au wharf ne semble pas une solution satisfaisante pour le comité qui reste en alerte sur ce projet qui pourrait menacer le lac et son écosystème

12 février 2013 : Henry Augier présente son avis concernant le projet d'infiltration des eaux usées du wharf et propose une solution radicale plus efficace que l'infiltration pour se débarrasser définitivement des rejets du wharf. Sa solution qui consiste à épurer les eaux du wharf à 100% et à les recycler, permettrait d'éviter les critiques recevables d'un transfert de la pollution de la mer par un transfert dans le sol au risque de contaminer les nappes phréatiques, les plans d'eau et autres réserves naturelles aquatiques du sol.

Avril 2013 : parution d'un intervew du Gardien dans Ojectif Aquitaine

11 Juillet 2013 : Jean-Vincent, gardien dans le cadre du combat contre la papeterie Smurfit et de la procédure de surveillance mise en place avec les acteurs locaux (écoles de surf), a réalisé deux prélèvements au niveau du Wharf sur à l'apparition d'une mousse suspecte et persistente.Cela faisait deux jours que les écoles de surf observaient à marée basse le phénomène d'apparition de mousse. Nicolas, un gérant d'une des écoles de surf, a donc prélevé deux échantillons, un à 14h30 et un à 16h30.

Fin 2014 : Un pilote d'infiltration sera installé dans le massif forestier testerin par les équipes de recherche de Véolia, entre le lac de Cazaux et l'océan. Son but ? Expérimenter une alternative au Wharf de la Salie.

Juin 2015 : "Les choses n'évoluent pas autant qu'on le souhaiterait" France info et France 3 Aquitaine en parle !

Novembre 2016 : Le dialogue s’instaure entre le comité de vigilance et le SIBA, France bleu explique.

Chronologie des faits

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